Face aux enjeux liés à la surconsommation de protéines animales, l’association L214 propose le Plant Protein Pact (PPP), une démarche visant à accompagner la grande distribution et la restauration commerciale vers une offre plus végétale.
Un cadre d’engagement différencié selon les secteurs
Le PPP se décline en deux versions adaptées aux spécificités des acteurs :
- Grande distribution : objectif d’atteindre au moins 60 % de protéines végétales dans les volumes de vente d’ici 2030.
- Restauration commerciale : objectif d’atteindre 50 % de protéines végétales dans les volumes de vente, avec une réduction d’au moins 50 % des protéines animales par espèce.
Dans les deux cas, ces objectifs s’inscrivent dans une trajectoire de réduction globale de la consommation de protéines animales, en cohérence avec les recommandations scientifiques.
Des leviers opérationnels sur l’offre et l’environnement alimentaire
Le PPP ne se limite pas à des objectifs quantitatifs. Il propose des leviers concrets pour transformer l’environnement alimentaire :
En grande distribution :
- arrêt des promotions et des publicités sur les produits issus de l’élevage intensif ;
- réduction des surfaces de vente dédiées aux produits animaux ;
- mise en avant des alternatives végétales (visibilité en rayon, positionnement) ;
- politique de prix favorable au végétal ;
- publication d’un reporting annuel et d’une feuille de route.
En restauration commerciale :
- rééquilibrage des menus et des ventes ;
- suivi annuel des volumes de protéines ;
- formalisation d’une trajectoire de transition.
Ces leviers agissent directement sur les déterminants de consommation (prix, accessibilité, visibilité), identifiés comme centraux dans l’évolution des pratiques alimentaires.
Un outil mobilisable dans les stratégies territoriales
Le Plant Protein Pact constitue un outil méthodologique utile pour :
- engager un dialogue structuré avec les acteurs économiques ;
- objectiver des trajectoires de transition (indicateurs, reporting) ;
- agir sur l’offre alimentaire à grande échelle ;
- articuler enjeux de santé, climat et accessibilité.
Il peut être mobilisé par des collectivités, réseaux ou acteurs de l’ESS souhaitant travailler avec la distribution et la restauration, deux maillons clés des systèmes alimentaires. En France, la grande distribution représente une part majoritaire des achats alimentaires, ce qui en fait un levier déterminant de transformation.