La fermeture de l’abattoir communal du Grand Autunois Morvan en 2012 a déclenché une mobilisation forte d’éleveurs et éleveuses, de citoyens et d’acteurs économiques. Des fonds privés ont été réunis et un nouveau projet d’abattoir co-construit avec divers partenaires,dont une grande surface locale.
Cette initiative a répondu à un besoin logistique tout en renforçant la cohésion autour d’un objectif commun : maintenir une filière viande de proximité, au service du territoire.
Dans cette dynamique, le Projet Alimentaire Territorial a favorisé la mise en lien entre producteurs (éleveurs et éleveuses, maraîchers et maraichères) et restauration collective. En facilitant la compréhension mutuelle, la collectivité a permis aux agriculteurs
de faire évoluer leurs pratiques, notamment sur la diversification des cultures ou la taille des cheptels. D’abord perçues comme contraignantes, ces évolutions ont été mieux acceptées grâce à leur implication dans les cantines scolaires et à la reconnaissance de leur rôle. Beaucoup se sentent désormais investis d’une mission collective : nourrir les enfants du territoire.
Source : Etude « Parler viande dans les PAT », Let’s Food, 2025, p55