Premier Baromètre du pouvoir de vivre : Seule la moitié de la population déclare pouvoir manger tous les aliments qu’elle souhaite

  • Plaidoyer
  • Précarité alimentaire
Le Pacte du pouvoir de vivre et la Fondation Jean-Jaurès publient leur premier Baromètre du pouvoir de vivre, réalisée à partir des données statistiques disponibles et une enquête Ipsos-bva menée auprès de 12 000 personnes. Il dévoile des chiffres préoccupants sur l'alimentation des Français·es. Une analyse de Benoît Granier du Réseau Action Climat.
  • 19% des sondés déclarent avoir régulièrement ou parfois renoncé à certains repas pour des raisons financières au cours des 6 derniers mois.
  • Seuls 19 % des hommes et 25 % des femmes déclarent consommer au moins 5 fruits et légumes par jour
  • 50 % des sondés déclarent avoir régulièrement ou parfois renoncé, pour des raisons financières, à la qualité des aliments qu’ils auraient souhaité acheter au cours des 6 derniers mois. Avec des inégalités importantes : les jeunes et les plus modestes sont les plus touchés. Ainsi :  
  • 67 % des 18-24 ans et 62 % des 25-34 ans déclarent avoir régulièrement ou parfois renoncé à la qualité des aliments qu’ils auraient souhaité acheter, tout comme 64 % des employés et 61 % des ouvriers.
  • Cela concerne 41 % des cadres supérieurs et 36 % des retraités (c’est bien moins, même si encore bien trop).

Des chiffres complémentaires aux données dont on dispose sur les inégalités sociale en matière d’alimentation, avec une moindre consommation de fruits et légumes, et poisson chez les plus défavorisés, et davantage d’aliments frais et de produits biologiques et premium chez les plus aisés.

Garantir le droit à l’alimentation doit être une priorité pour les candidat·es à l’élection présidentielle

Et doit être accompagné de mesures concrètes à court et plus long terme :

  • Garantir la transparence des prix et l’encadrement des marges des distributeurs et des industriels sur les produits sains et durables, en commençant par imposer 100 produits sains à prix coûtant dans l’ensemble des supermarchés en France.
  • Mettre en place un fonds spécial pour les projets de solidarité alimentaire dans les territoires (groupements d’achats, épiceries sociales et solidaires, caisses locales de l’alimentation, chèques, etc.) et leurs dynamiques démocratiques.
  • Reconnaître et garantir le droit à l’alimentation dans la loi, sous la forme d’une loi-cadre, pour assurer à chacun un accès digne à une alimentation adéquate.